Les acteurs

Jean-François MUNO

Jean-François MUNO, selon Philippe Hartmann, est né facteur d’orgues mais n’a compris cela qu’à l’âge de 35 ans. Rapidement, il a acquis les bases du métier auprès de Barthélémy Formentelli, de Verone, grand artisan franco-italien.

C’est en 1976 qu’il s’installe à Gray (Haute-Saône) pour fonder en 1980 la SARL Manufacture d’orgues de Franche-Comté.
On lui doit des travaux d’esthétiques diverses, une trentaine d’instruments dont 17 classés Monuments Historiques. Sa production n’est aucunement industrielle. Il agit en artisan fidèle aux principes classiques.

Ses restaurations les plus marquantes :

L’orgue Renaissance (1550-1640) du château d’Ecouen, celui de la cathédrale d’Auch (Jean de Joyeuse 1688-1694), de Guern / Quelven (Brière 1709), de Saint-Chinian (Micot 1784), de Bassevelle (anonyme 1788).
Les orgues de transition de Morez (Daublaine-Callinet, Ducroquet 1839), de Loudun (Daublaine-Callinet, Ducroquet 1840), de Joigny (Daublaine-Callinet 1842), de Saint-Jean d’Angély (Beaurin 1859), de Gray (Valentin, Riepp, Callinet 1728-1752-1834).
Un orgue italien d’Agati (1840) à Sospel.
Outre ces restaurations d’orgues historiques,  on notera cinq orgues italiens et  italo-corses dont les deux plus marquants : Muro et Rogliano.

Hors restauration :

L’orgue italien de Saint-Pierre de Dijon est moderne (1988) et proche de positifs napolitains dont celui construit pour Jean-Claude Malgoire.

Jean-François PONTEFRACT

Jean-François PONTEFRACT, très tôt attiré par le son et quelque peu musicologue, a été rapidement capté par les professionnels de la radio.

Embauché chez Phonogram, sa connaissance du répertoire classique et contemporain a été remarquée. Il s’est instantanément retrouvé « spécialiste » dans l’écoute contrôle des bandes avant gravure des plus importantes sociétés : Erato, CBS, RCA, Calliope,  Harmonia Mundi, Philips etc …

C’est un autodidacte curieux qui a suivi l’enseignement de Georges Kisselhoff à Notre-Dame du Liban entre autres, haut lieu d’enregistrement pour diverses firmes. De 1979 à 1989, il a été « l’ingénieur du son » d’Harmonia Mundi, en enregistrant toutes les productions importantes de cette société : Alfred Deller, les Arts Florissants avec William Christie en particulier.

Depuis la fermeture du studio d’Harmonia Mundi, il s’est consacré à la restauration des documents sonores de l’INA (maintes fois cité sur France Musique) et a développé en collaboration avec Renaud Machard les collections fondées sur les archives musicales de la radiodiffusion française (INA, Mémoire vive).

Jean-François Pontefract continue d’enregistrer, tels sont  sa nature et sa passion, son talent.

Rejoindre JEAN-FRANCOIS PRODUCTION n’est pas tout à fait un hasard.